L’amour vu par les street-artistes
C’est la semaine de la Saint-Valentin! Que vous soyez amoureux ou non, je vous imagine bien fans de street-art. J’ai bon? Alors voici une série d’œuvres d’art urbain qui parlent d’amour, dans différentes techniques telles que le pixel art ou le moulage, réalisées par les plus connus des street-artistes français ou d’autres plus confidentiels. Dans tous les cas, mes préférés.

Invader: l’amour en pixel art
Star incontestée du street-art français, Invader est connu pour les milliers de mosaïques en pixel art qu’il colle à travers le monde depuis près de trente ans. Dans sa titanesque invasion, l’artiste navigue entre pop culture et culture geek, plaisant ainsi au plus grand nombre. Vous le savez, je suis très fan de son travail, et il est au cœur de ce blog, mais aussi de mes visites guidées.
Mr Djoul: l’amour en mosaïque
Depuis 2016, Mr Djoul colle des mosaïques de petits extra-terrestres, mais pas seulement! Il a aussi, par exemple, signé des versions pixel art de différents personnages de « Toy Story ». Joueur très impliqué du jeu mobile FlashInvaders qui permet de collectionner virtuellement les mosaïques d’Invader, il a également participé à la « réactivation » de certains Space Invaders.
Jace: l’amour à la bombe
Actif dès le début des années 1990 et armé de ses seules bombes aérosols, Jace fait sourire les passants avec ses personnages hauts en couleurs qu’il appelle « Gouzous ». Jace est originaire du Havre mais a vécu une partie de sa vie à La Réunion. On trouve ses créations en France métropolitaine et Outre-mer. J’y vois un clin d’œil à l’univers de Keith Haring. Pas vous?
Photo prise le 19 septembre 2025, à l’angle des Rue des Écoles Laïques et Rue de l’Aiguillerie, à Montpellier (Hérault – Occitanie). Il est possible que l’œuvre ait disparu depuis.
Miss.Tic: l’amour au pochoir
Née en 1956, Miss.Tic, de son vrai nom Radhia Novat, est une figure emblématique du street-art français. Depuis les années 1980, elle s’impose sur les murs parisiens, d’abord dans la plus parfaite illégalité, puis uniquement sur les établissements qui lui en ont donné la permission. Décédée en 2022, elle restera « la Miss », connue pour ses pochoirs de silhouettes féminines, à la fois poétiques et ironiques.
Photo prise le 18 décembre 2020, Rue des Patriarches, Paris 5e. L’œuvre a disparu depuis.
Toctoc: l’amour en Duduss
Après des études artistiques et des aspirations à travailler dans l’univers de la mode et de la pub, Toctoc se prend au jeu de l’art urbain et décide de faire vivre dans les rues ses « Duduss », des personnages aux airs de cartoon, inspirés tantôt des beaux-arts, tantôt de la pop culture. Son style unique et son humour en font l’un des favoris de sa génération, et un artiste dont les expositions créent toujours l’événement.
Photo prise le 24 janvier 2019, Rue Serpente, Paris 6e. L’œuvre a disparu depuis.
Ardif: l’amour anatomique
Architecte de formation, Ardif a créé un style fortement empreint du dessin industriel au feutre fin. À partir de 2016, il crée une série de « Mechanimals » mi-machines, mi-animaux. Aujourd’hui, le street-artiste ne pose plus de nouvelles œuvres dans la rue, mais on peut voir son travail dans des festivals de street-art ou des expositions ventes en galeries.
Photo prise le 5 juin 2018, Rue de l’École de Médecine, Paris 6e. L’œuvre a disparu depuis.
Matt_tieu: l’amour en plumes
Peu après les attentats de novembre 2015, Matt_tieu décide de semer, d’un simple coup de craie, un peu de gaité dans les rues de la capitale. Sa mascotte devient rapidement une autruche facétieuse. Le jeune artiste a réalisé quelques derniers dessins d’oisillons pour partager avec les promeneurs sa joie d’être devenu papa, puis a pratiquement disparu des rues parisiennes.
Photo prise le 24 février 2021, Rue d’Orchampt à Montmartre, Paris 18e. L’œuvre a disparu depuis.
Clet: l’amour sur les panneaux
Né en 1966 en Bretagne et diplômé de l’école des Beaux-Arts de Rennes, Clet Abraham utilise les panneaux de signalisation comme supports de son art. Leur graphisme fait partie intégrante de l’œuvre, tandis que son imagination se charge de les détourner en scènes amusantes ou contestataires en y ajoutant des stickers dessinés et découpés sur-mesure.
Photo prise le 20 janvier 2022, à l’angle des Rue Boursault et Rue des Dames, Paris 17e. Je ne sais pas si l’œuvre est encore en place aujourd’hui.
Gregos: l’amour en moulage
Depuis 2006, le street-artiste français Gregos colle des moulages de son propre visage dans les rues de Paris, et un peu partout dans le monde au gré de ses voyages. Actif depuis maintenant une vingtaine d’années, il a décliné ses humeurs pour offrir à la rue une galerie de masques à mi-chemin entre les très traditionnels mascarons et les ultra modernes emojis.
Photo prise le 7 février 2021, devant le Théâtre de l’Atelier à Montmartre, Paris 18e. L’œuvre a disparu depuis.